Maripel, une fille du fleuve qui cuisine avec le cœur
Quand on discute avec Maripel de ses débuts en blogging, on comprend vite que c'est une histoire de partage avant tout. Avant de lancer son blog, elle participait à un forum culinaire où elle apprenait beaucoup, mais aussi où elle aimait transmettre ce qu'elle savait. « Ce que j'aimais avec le blog, c'était que je pouvais partager mes découvertes, mais aussi mon expérience, et aussi parfois mes flops », explique-t-elle avec honnêteté. Quelques blogueuses du forum l'ont encouragée à se lancer, et voilà comment La fille de l'anse aux coques est née. Le nom du blog ne vient pas d'une recette spéciale ni d'une quelconque technique culinaire. C'est l'histoire d'une femme. Maripel a une formation d'enseignante, elle a quitté le marché du travail il y a plusieurs années, et elle est originaire de cette région magnifique du Québec qui borde le fleuve St-Laurent. « Je suis une fille du fleuve », dit-elle simplement. Le fleuve, c'est son refuge, son lieu de contemplation. C'est sa paix intérieure qui se transforme en créativité culinaire.
Maintenant, parlons chiffres, parce que Maripel ne compte pas ses heures mais elle s'investit largement. Environ 15 à 20 heures par semaine, c'est du temps que peu de gens peuvent se permettre. Mais quand on aime, on ne compte pas. Et ce qu'elle aime, c'est vraiment varié. Les salades, d'abord, et pas qu'un peu : plus de 700 recettes à son actif ! Les soupes aussi, qu'elle prépare chaque semaine, et les gourmandises faites maison qu'elle offre généreusement pendant les fêtes. Si on doit parler d'une obsession saine, ce sont les poivrons grillés, son ingrédient fétiche. Et pour les outils, elle ne jure que par sa microplane, qu'elle qualifie d'essentielle. Ses inspirations viennent de ses livres de recettes, d'autres blogs, et même d'émissions comme Masterchef Australie où elle apprend constamment. « Je ne suis pas chef, mais je cuisine depuis longtemps, et j'apprends encore aujourd'hui », dit-elle. C'est cette humilité bienveillante qui fait tout son charme.
Maripel cuisine simple et convivial, avec des plats qui débordent de légumes et qui nourrissent aussi bien le corps que le cœur. L'une de ses plus belles fiertés ? Une quiche aux têtes de violon et fromage Oka, qui met en avant des produits typiquement québécois. Les têtes de violon sont des pousses de fougère à l'autruche, un trésor qui ne se trouve qu'en Amérique du Nord. Cette recette résume bien sa philosophie : utiliser ce qu'on a, valoriser ses terroirs, faire de la bonne cuisine sans prétention. Ses plats réconfort ? De la soupe ou de son chili savoureux. Et quand on lui demande d'où vient son amour pour la cuisine, elle raconte ses souvenirs d'enfance. Sa mère faisait des tartes à la douzaine, avec les fruits du jardin ou ceux que son père rapportait : bleuets, fraises, framboises, rhubarbe. La dernière tarte était toujours aux dattes, avec les restes de pâte. « J'aimais toutes les tartes de ma mère, mais j'avais une préférence pour sa tarte aux dattes », se souvient-elle tendrement. Elle a d'ailleurs hérité de l'énorme bol dans lequel sa mère préparait sa pâte à tarte. Voilà comment se transmettent les passions, de génération en génération.
Aujourd'hui, Maripel continue à publier de nouvelles recettes tant qu'elle en est capable. La santé lui a imposé de ralentir ces dernières années, mais son désir de partager reste intact. Son conseil pour ceux qui veulent lancer un blog ? « Il faut être tout simplement passionné par la cuisine. Il ne faut pas compter les heures. » Et son rêve culinaire ? Voyager en France et en Italie pour découvrir les régions et leurs particularités gastronomiques. Une belle ambition pour quelqu'un qui a déjà traversé plus de 700 salades !
Envie d'en découvrir plus ? Filez faire un tour sur La fille de l'anse aux coques. Vous y trouverez des recettes simples, accueillantes, et surtout, cette belle chaleur humaine qui rend la cuisine encore meilleure.
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